22/10/2017
 

« La Wallonie en mouvement »: La ligne ferroviaire 125A

Qu’est ce que la ligne 125A ?

Mise en service le 15 avril 1851, la ligne 125A, située sur l’axe Liège-Huy, reliait Flémalle à Ougrée. Elle a été prolongée, en 1852, jusqu’au Val Benoît. Elle avait pour vocation principale le transport de la main d’œuvre des  diverses industries, notamment sidérurgiques, qui jalonnaient la ligne. Mais la modernisation de l’industrie, la diminution  des activités du fer et du cristal et le déplacement de l’habitat ont eu raison d’elle le 29 mai 1976, date à laquelle la ligne a été définitivement fermée au transport de voyageurs. Un autobus lui a, à l’époque, été substitué. Mais il a lui aussi été supprimé  quelques années plus tard.

Depuis lors, la ligne n’est dévolue qu’au transport de marchandises, dans lequel elle a joué et joue encore un rôle important à l’échelle de l’agglomération (acheminement de la fonte liquide vers Chertal, liaison avec le port multimodal de Renory,…).

 

Pourquoi la relancer ?

-          Le premier objectif est évidement d’améliorer la mobilité locale et de désengorger les quais de Meuse en permettant aux usagers de relier Seraing  à Liège en 8 minutes à peine !

-          Le potentiel actuel d’usagers sérésiens par jour est estimé à +/- 1600 personnes (sans compter donc sur d’autres arrêts, à Flémalle notamment, ni sur le potentiel voyageurs inhérent aux développements immobiliers et économiques à venir, voir ci après).

-          La ligne 125A existe déjà et est utilisée pour le transport de marchandises. Sa configuration est compatible avec un trafic voyageur. Réactiver la ligne, c’est aussi la possibilité de développer un transport structurant en rive gauche par le projet du tram et en rive droite de la Meuse pour rencontrer les attentes des citoyens (rive la plus densément peuplée de Seraing) et ainsi permettre le développement de chaque rive.

-          Aspect environnemental (un parking de délestage au niveau des Ateliers centraux d’Ougrée permettrait aux navetteurs de laisser leur véhicule à Seraing avant de se rendre à Liège)  

-          Renforcement économique d’un grand axe de la communauté urbaine (Flémalle, Seraing, Liège, et plus largement Visé, Verviers,… selon les Communes qui voudront rejoindre cette dynamique)

-          Le tracé du Boulevard urbain est en partie parallèle à la ligne et permet d’envisager aisément l’inter-modalité  (train léger – bus – modes doux)

-          Dès les premiers traits du Master Plan à Seraing, au début 2005, l’urbaniste Bernard Reichen a mis en exergue la valeur que représente, en termes de mobilité et de développement, cette ligne ferroviaire traversant des quartiers et zones d’activités présente et à venir. L’idée de la remise en service de cette ligne pour les voyageurs est une des bases du Master Plan.

-          Des expériences comme celle de Reisenfeld ou Vauban à Friburg  démontrent l’efficacité d’un transport léger reliant les développements immobiliers et économiques à un centre urbain. La démarche allemande, particulièrement volontariste et pertinente, a fait précéder la création des transports structurants aux développements d’habitat, de commerces et de bureaux.

-          La Ville de Seraing met en œuvre des chantiers visant à améliorer la mobilité urbaine, et  à rendre de la qualité de vie au cœur des quartiers (en « piétonnisant » par endroits notamment). La ligne 125A est une des clés de cette nouvelle manière d’habiter en ville.

 

-          Son tracé irrigue des zones à potentiel actuel et à venir :

 

 

  • o   Ateliers Centraux : centre en devenir (d’où le parking de délestage pour les habitants du plateau du Condroz)
  • o   Trasenster/OM, pôle culturel et musical, qui sera donc connecté en 8 minutes aux Guillemins
  • o   Le site LD, avec un potentiel après assainissement (débuté en août) et équipement de 750 emplois ainsi que des zones d’habitat aux pourtours (le lotissement Duro Home avec 150 habitants, le lotissement du Haut Pré avec 150 autres nouveaux riverains,…)
  • o   Le  centre de Seraing (notamment pour l’accessibilité aux services administratifs, aux écoles, aux commerces présents et à venir, aux entreprises de la zone (qui verraient une connexion à la gare TGV en quelques minutes) mais aussi pour la connexion « habitat » vers le centre de Liège).
  • o   Le passage sous voies, imaginé comme une des priorités du Master Plan a été conçu pour la mise en œuvre aisée d’un arrêt voyageurs à cet endroit.
  • o   Enfin, en contrebas du HF6, la ligne 125A pourra desservir ce site s’il doit être l’objet d’une reconversion (25 hectares, habitat et entreprises)

 

 

Autres avantages :

Au-delà du développement et du redéploiement qu’entrainerait la remise en fonction de la ligne, ce projet poursuit des objectifs culturels et touristiques :

 

  • o    Le site du Val St Lambert et le projet Cristal Park : 1200 emplois à terme (bureaux, commerces, loisirs, tourisme, cristallerie), 600 habitants sur le site (présents et à venir), 2 millions de visiteurs  par an avec un potentiel de fréquentation de la ligne 125A estimé modestement à  150.000 personnes par an.
  • o   Relier Liège et Seraing au Préhistosite aura sans conteste un impact sur la fréquentation touristique du site flémallois et du Val Saint-Lambert
  • o   Il s’agirait de la seule ligne ferroviaire au monde à traverser un haut fourneau en activité !
  • o   Au lieu de mettre en fabrication des nouvelles rames, l’idée est de racheter des anciennes et les faire « customiser » par des artistes liégeois

 

Comment la relancer ?

Une étude a été réalisée en 2009 par Iwan Couchard (ancien directeur du district Sud-Est de la SNCB) à la demande d’Alain Mathot, bourgmestre de Seraing. Il y concluait qu’on pourrait relier Seraing à Liège-Guillemins en 8 minutes et que la fréquence des trains légers pourrait être de 4 à 5 trains par heure. Une somme de 3 millions d’euros serait, toujours selon cette étude, nécessaire annuellement pour faire fonctionner ce « nouveau » transport structurant. Une fois les fonds débloqués et des solutions trouvées pour déterminer l’opérateur de cette ligne, le projet pourrait être concrétisé dans un délai fort court puisque les installations sont préexistantes.

Cette matière dépend du Fédéral et le ministère de la Fonction publique et des Entreprises publiques a été approché à plusieurs reprises pour défendre ce dossier. La SNCB avait déjà, d’initiative, réalisé une autre étude pour déterminer dans quels lieux un train léger pourrait être développé. Dans l’agglomération liégeoise, la ligne 125A avait ainsi été pointée du doigt… Nous nous sommes portés « volontaires » pour une expérience pilote qui pourrait être menée en parallèle à Gand et à Seraing.

La majorité des éléments du dossier sont donc très positifs. Néanmoins, nous sommes confrontés à un problème fédéral difficile à résoudre en période d’affaires courantes. En effet, la SNCB a le monopole du transport des voyageurs sur les lignes ferroviaires belges jusqu’en 2017. Ors la SNCB seule n’a pas les moyens d’assumer seule la charge inhérente à la mise en service d’une nouvelle ligne francophone et d’une nouvelle ligne flamande. La solution ne peut se trouver qu’au sein d’un gouvernement de plein exercice… 

Nous n’attendons pas la fin du blocage fédéral en laissant dormir ce dossier qui, vous l’aurez compris, figure parmi nos priorités : la conférence des Bourgmestres a, en juin dernier, engagé deux spécialistes en matière de mobilité chargés notamment d’enrichir ce dossier.

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