24/08/2017
 

Chers amis, chers concitoyens,J’ai décidé, ce jeudi, de déposer plainte contre X pour harcèlement dans le cadre du dossier dit « Intradel ». La plainte est actuellement rédigée par mes avocats et sera déposée ce lundi.L’enquête dite « Intradel » n’a connu aucun rebondissement, me concernant, depuis 2011 et les propos mensongers d’un directeur français, Philippe Leroy, à mon encontre.

Mais depuis lors, des sources judiciaires continuent à agir d’une manière qui ne ressemble pas du tout à l’idée qu’on se fait d’une enquête. Non satisfaites de ne pas voir celle-ci conduire aux conclusions qu’elles avaient tirées avant même que l’enquête ne soit commencée, elles distillent à certains journalistes des informations soigneusement sélectionnées dans le dossier pénal et qui, présentées de manière adéquate et démagogique, sont susceptibles de faire des gros titres.

C’est ainsi qu’on se retrouve, par exemple, avec des SMS du genre de celui que j’ai reçu d’un journaliste hier midi, en pleine réunion. Il a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « Vous êtes partis en vacances en août 2008, dans quel contexte ? Qui a payé ? etc ». A 16h15, alors que je n’ai pas encore eu le temps de formuler une réponse à partir de cet élément qui a déjà été examiné, comme le reste de mes vacances, depuis plus de 3 ans, j’apprends que ce journaliste boucle son « dossier » à 17h ! Que dois-je faire ? A chaque fois attendre patiemment que des éléments soient mis en exergue dans les médias, hors contexte et évidemment sans aucune de mes explications puisque celles-ci ne sont pas livrées aux journalistes par les sources judicaires ? Voir présenté cela comme s’il s’agissait de « nouveautés » dans le dossier, le voir aussitôt repris par dépêche puis diffusé sur tous les sites de journaux, sur lesquels ma famille et moi pourrons lire avec écœurement les réflexions de haine rédigées par les internautes ?

J’ai toujours fonctionné en respectant la démocratie et la justice de mon pays, en réservant mes déclarations sur le dossier à l’enquête et en me pliant à toute demande d’information. Sans aucune exception. Sans aucune restriction. Mais dans ce dossier, c’est bien la volonté de nuire et non celle d’établir la vérité qui semble prédominer.

Mes droits les plus élémentaires sont systématiquement bafoués par une quantité innombrable de violations du secret d’instruction au travers de la divulgation d’éléments prétendument à charge, isolés du reste du dossier. La présomption d’innocence est ici totalement bafouée. C’est un leurre total, une simple figure de style. On se sert de l’enquête non pas pour établir la vérité, mais pour chercher à m’abattre. Cette divulgation d’extraits choisis ne peut révéler à mon sens que l’absence de confiance, dans le chef de ceux qui mènent l’enquête, dans ce que leur dossier contient. A défaut d’avoir un dossier de contenu, on fabrique un « dossier d’ambiance »…

Personnellement, mes convictions sont intactes et on n’érodera ni ma motivation, ni ma volonté. Mais j’ai une famille. Mon rôle de père et de fils est de les protéger, et de protéger leur nom de la calomnie. C’est pourquoi j’ai décidé, ce jeudi à la suite de ce SMS « de trop », de déposer plainte contre X pour harcèlement. Non pas en visant qui que ce soit de la presse évidemment –elle fait son travail- mais bien ceux qui sont à l’origine des fuites à destination de cette dernière.

Je ne veux pas rentrer dans le détail de l’enquête parce qu’on me rétorquerait que c’est moi qui livre à la presse des éléments du dossier, ce que je continue à refuser de faire. Mais sur le plan personnel, avec une maman septuagénaire et 4 enfants qui doivent supporter, eux aussi, ce harcèlement, cette situation devient intenable.

Ma mère a vécu 20 ans de cauchemar lorsqu’on a traîné dans la boue le seul homme qu’elle ait aimé et qui, n’en déplaise à certains, a toujours été blanchi. Il est mort jeune, sans plus de forces pour gagner la bataille qu’il livrait contre la maladie, et ce après beaucoup de combats personnels qui l’ont miné. Ma mère vit avec moi, son fils unique, affrontant ainsi « en direct » les hauts et les bas liés au bon vouloir de ceux qui, parmi les sources judiciaires, distillent les informations pour salir notre nom.

Pour avoir une idée du cauchemar que cela représente, il suffit d’aller sur un des sites Internet qui annonce comme des nouveautés des éléments isolés depuis longtemps justifiés, et de lire les commentaires : « Sacré Alain, t’étais plongé dans la marmite de ton père quand t’étais petit, hein ! », « Pauvre ville de Seraing, encore pire qu’à l’époque de son père », « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, de Guy à Alain il n’y a quand même qu’une génération », « Tous des mafieux »,… Il y en a des dizaines de ce genre. Des condensés de haine en réaction à des informations volontairement sorties de leur contexte.

Je travaille comme un dingue, avec de très longues journées dont j’essaye de vous donner, via Facebook quand j’en ai un tout petit peu le temps, un résumé. Je tente de concrétiser le projet du nouveau Seraing, celui d’une ville où il fait bon vivre et où l’on retrouvera un bon taux d’emploi. Je travaille également, parce que je crois en les entreprises publiques régulatrices de marché et seules garantes d’un même service fourni à tous, même aux moins nantis, à l’intercommunalisation des soins hospitaliers, des soins aux personnes âgées, ou à une autre gestion du logement social pour éviter les ghettos. Au Fédéral, depuis 10 ans, je me bats au sein de la commission Finances pour que notre pays, majoritairement à droite, ne fasse pas de cadeaux fiscaux aux plus riches au détriment du reste de la population.

Quand je rentre en fin de journée, il arrive régulièrement que les enfants soient couchés et ce n’est pas moi qui ai pour charge de « désamorcer » la manière dont ils ont appréhendé telle ou telle information qui a été diffusée au sujet du dossier judiciaire. Mais à l’issue de la session d’examens de juin, alors que j’ai passé le plus de temps possible auprès de mon fils pour réviser les mathématiques, il m’a demandé de changer de métier. Il m’a dit rêver que je sois prof de maths, « parce qu’avec ce métier là on n’est pas dans le journal ».

Je rappelle, comme je le disais au début de ce texte, que l’enquête dite « Intradel » n’a connu aucun rebondissement, en ce qui me concerne, depuis 2011. Je rappelle aussi que depuis, des informations dénaturées ont systématiquement été diffusées à des moments opportuns : on se souvient, entre autres, des articles diffusés quelques semaines avant les élections communales, où l’on titrait « Alain Mathot sèche ses convocations » alors que j’avais prévenu par écrit le juge d’instruction et que l’info n’était pas passée en interne.

Après une brève accalmie, les fuites ciblées reprennent en cette période propice, puisqu’on est en pleine confection des listes fédérales… J’évoque ici la pseudo révélation, il y a 2 semaines, de missions au Consumer Electronic Show (dont je parlais moi-même dans la DH en 2010 déjà et auquel je faisais référence sur mon propre site dès 2011 !). Puis on continuera demain avec du réchauffé d’informations d’il y a 2-3 ans, et toutes les autres semaines sans doute puisque nous serons en période de campagne électorale.

Quand on est sûr des éléments que l’on a dans son dossier, il n’y a pas besoin d’ « assassiner médiatiquement » quelqu’un en permanence, en retapant sur le clou pour être sûr que l’image de l’homme qu’on vise ne soit pas celle d’un « présumé innocent » mais celle d’un coupable, qui était d’ailleurs « présumé coupable » avant même que le premier devoir d’enquête ne soit mené.

Je vous remercie pour votre attention et votre soutien,

Alain Mathot

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