22/10/2017
 

Alain par Alain

Le 29 août 1972, j’atterris à Seraing chez Ghislaine et Guy Mathot. Papa est député socialiste, maman est enseignante et socialiste. Mes grands-parents ? Simone est bourgmestre socialiste de Saint-Séverin, Jules est syndicaliste à Cockerill. Mon slogan « Fils de gauche« , en 2004, tombait sous le sens…

Pour moi, être élevé dans les valeurs qu’on défend, c’est une fierté !

De biberons en dents de lait et de couches-culottes en rougeole, je grandis et passe mes premières années à observer et écouter.

Dans une famille pareille, entre les amis de Jules le syndicaliste et de Simone la bourgmestre, au milieu des débats tenus entre mon père et ses proches, ça discute ferme ! Revendications sociales, égalité, grèves,…Devant mon Ovomaltine, j’ouvre grand les oreilles et je compte les points…

 

L’enseignement primaire me met en contact avec le monde – un monde passionnant – et avec une brochette de copains. Des copains, mais aussi des vrais amis, qui sont toujours là !  A 12 ans, je m’inscris dans l’escadrille rouge. Bec, plumes, ailes : l’oiseau s’envole.

Petit, j’étais baigné dans les débats socialistes… Ado, me voilà à la plonge, dans les cuisines d’un resto ! Apprentissage de la valeur de l’argent : j’épluche les oignons, je découpe les carottes, je prépare la ratatouille. L’été, je rêve à la Grande Prairie et aux Indiens en tondant les pelouses de Neupré… à 2 cents le m2 !

Grâce à la ratatouille, me voilà grand et fort. Je suis dans le secondaire, je deviens membre du PS et, à 18 ans, me présente à l’Exécutif de Seraing. Premier frisson électoral : je fais le 2ème score !

C’est très bien de jouer de la batterie à s’en déformer les pouces, d’être moniteur de ski à Risoul, de nager comme Flipper en arpentant inlassablement les couloirs de la piscine olympique, mais le temps passe : « Mon fils, choisis ton métier ! ».

Passionné par les maths et la logique, me voilà parti pour les Sciences économiques. Après la troisième année, je me lance dans un projet avec un ami. Nous achetons une maison en ruines, la retapons, la revendons. Révélation : mon université à moi, c’est l’immobilier ! Rénovons. Revendons. Reconstruisons. Ça devient sérieux. Sur mon bureau, mes syllabus de l’ULg sont remplacés par le CWATUP (le Code Wallon d’Aménagement du Territoire et du Patrimoine). Fort de cette connaissance, je réalise des dossiers de demandes présentées aux Administrations pour des sociétés privées. Que ce soit pour la réaffectation de zonings à vocation industrielle ou pour la jonction de sociétés au rail…

Une connaissance qui vendait des maisons à bas prix me propose d’ouvrir une antenne à Liège. Quand il renonce à son projet, je décide de lancer l’activité seul et développe la notion d’accessibilité. Je ne savais pas alors où me mènerait mon destin. Mais ce bagage professionnel, laissé de côté une fois devenu député, m’est plus qu’utile en tant que bourgmestre d’une ville en pleine mutation urbanistique…

Mais nous n’en sommes pas encore là. En 1994, je rencontre Patricia. Mariage en 1998, installation sur ses terres flémalloises…Et naissance d’Alexandre (à droite ci-dessous, à côté de moi au même âge…),   le 12 juillet 1999. Patricia, pour toujours, c’est la maman de mon fils.

 

C’est donc à Flémalle que je lance ma première campagne électorale. Jusqu’ici, j’étais militant. Le 13 juin 1999, je monte en première ligne. J’occupe la place de troisième suppléant aux élections régionales. Plus de 5000 électeurs m’accordent leur confiance.

En 2000, sur l’insistance de camarades bien intentionnés, je me présente aux élections communales. Me voilà conseiller, chaque jour politiquement plus impliqué…

En 2003, premières élections fédérales. Sous le slogan « Fils de gauche », je me bats pour défendre mes convictions, pour prôner les valeurs socialistes qui me guident. Près de 15.000 électeurs me mènent aux portes du Parlement fédéral ; je laisse ma profession pour m’y consacrer entièrement.

 

 

La suite, c’est le retour à Seraing, où m’attendait le deuil puis l’immense défi de poursuivre le vaste chantier de transformation de ma cité. Les Sérésiens m’ont confié les rênes de notre ville et je me bats pour relever les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés!

Fédéral, communal, ces deux niveaux de pouvoir sont bien différents et pourtant : au parlement fédéral, j’amène mon expérience de terrain, je rapporte ce que la population vit au quotidien. On ne vote pas de lois judicieuses en s’éloignant de la réalité…En 2007, je me présentais donc comme candidat pour renouveler mon mandat fédéral, et 25.000 électeurs m’ont soutenu.

Trois ans plus tard, pour le scrutin fédéral suivant, ce sont 43.000 d’entre vous qui m’avez une nouvelle fois amené ce sentiment indescriptible, ce plaisir d’être reconnu pour ses actes et notre programme, mêlé à cette responsabilité face à la confiance qui nous a été accordée!

Mais pendant ce temps-là, ma vie changeait radicalement. Mariage le 10 août 2012 avec la femme de ma vie et me voilà à la tête d’une famille de 4 enfants dont 3 adolescents, sans compter le berger allemand ! 

Les repas sur le pouce devant la télé ont été remplacés, quand je ne rentre pas trop tard, par les grandes tablées bien animées. Je me retrouve dans cette jeunesse, dans leurs bobards que mon expérience permet de démasquer, dans leurs coups de foudre éphémères, dans leur inépuisable énergie et dans leur envie de changer le monde. C’est aussi et surtout pour eux que faire de la politique a un sens : l’avenir des jeunes passe, aujourd’hui plus que jamais, par les valeurs de solidarité.

Mariage en août donc, mais en pleine campagne électorale car, déjà, je terminais mon premier mandat de bourgmestre et me présentais à ma propre succession deux mois plus tard… Les Sérésiens m’ont renouvelé leur confiance et je tente, chaque jour en me donnant à 100% dans ce que je fais, de les en remercier !

La suite, vous la connaissez. En mai 2014, nouvelles élections fédérales et l’envie de poursuivre mon combat au sein de la commission finances pour plus de justice fiscale. Un travail mené tambour battant par le PS et qui a permis, entre autres, d’obtenir la levée du secret bancaire, l’Una Via qui permet un traitement plus rapide des dossiers de grande fraude fiscale ou encore la loi « anti abus », contre les opérations abusives en matière de succession et de donation. Lutter contre la grande fraude fiscale, c’est mettre un coup d’arrêt à cette « amnistie pour les riches » qui se fait au détriment de la classe moyenne !

La politique, on ne l’apprend pas sur les bancs de l’université, dans des formations accélérées ou, simplement, en le décidant. C’est à force d’être sur le terrain, à force de parler avec la population, à force de partager les expériences de ceux qui ont défendu les mêmes valeurs qu’on peut avancer dans cette passion, mot que je préfère à « métier ».

On hésite, puis on apprend à trancher. On bafouille, puis on apprend à parler clair. Il n’y a pas de diplôme de politique. Ce sont les années d’expérience et de terrain qui font votre CV ! Avec, toujours, la même ligne de conduite : celle de défendre nos convictions et de nos jamais oublier la population, qui a fait de nous ce que nous sommes…

 « Rien n’est gagné, rien n’est perdu, tout est réalisable » comme dirait Papa…

Je serais orphelin, s’il n’était plus là. Mais il est vivant dans le cœur de ma petite sœur Julie et moi…il ne passe pas un jour sans que j’aie une pensée pour lui.

 

 
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